Copropriétés : 2026, l'année de la mise en conformité énergétique totale
Analyse de l’expert – Par l’équipe de CYM BUILD, Formateurs à l’UPEC
Le calendrier de la loi Climat et Résilience arrive à son terme. Depuis le 1er janvier 2026, l’étau réglementaire se resserre sur les petites copropriétés (moins de 50 lots). Désormais, aucun immeuble collectif ne peut faire l’impasse sur son bilan énergétique. Nos experts, qui enseignent ces enjeux de rénovation à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC), font le point sur vos nouvelles obligations.
Le DPE Collectif : La fin des dérogations pour les petites structures
Si les grandes résidences ont déjà dû s’y soumettre, c’est maintenant au tour des copropriétés de taille humaine de régulariser leur situation. Le DPE collectif est désormais obligatoire pour tous les bâtiments d’habitation dont le permis de construire est antérieur à 2013.
- L’objectif : obtenir une vision globale de la performance de l’immeuble (chauffage commun, isolation des façades, toiture).
- Le risque : Un DPE manquant ou périmé peut bloquer la mise en vente d’un lot privatif ou freiner les décisions en Assemblée Générale.
Du diagnostic à l'action : Le Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT)
Le DPE collectif n’est que la première pierre. Il alimente directement le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT), lui aussi devenu indispensable en 2026.
En tant que diagnostiqueurs-formateurs, nous constatons souvent que les syndics redoutent ce document. Pourtant, le PPPT est un allié : il permet de planifier les dépenses sur 10 ans, d’éviter les appels de fonds imprévus et, surtout, de garantir la sauvegarde de la valeur verte de votre patrimoine. Un immeuble bien classé énergétiquement se vend aujourd’hui 15 à 20 % plus cher qu’une passoire thermique.
